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Prospection multicanale : ce qui marche vraiment en BTS NDRC

Téléphone, email, LinkedIn, terrain : mon mix quotidien pour vendre des formations pro.

En BTS NDRC, on nous répète que la prospection est un sport de combinaison : jamais un seul canal, toujours une séquence. En théorie, c'est évident. En pratique, il faut trouver le mix qui tient dans une journée réelle, entre les cours, l'alternance et les objectifs de l'entreprise. Voici celui qui fonctionne pour moi.

Ma séquence type

Jour 1 : un email court. Trois phrases maximum, un objet précis, une seule question. Pas de plaquette, pas de pièce jointe. L'objectif n'est pas de vendre mais d'obtenir une réponse, même négative.

Jour 2 : l'appel de qualification. J'appelle en ayant l'email en tête : « je vous ai écrit hier au sujet de… ». Le mail sert de prétexte, l'appel sert à comprendre la situation. Je ne cherche pas à convaincre au téléphone, je cherche à savoir s'il y a un besoin et qui décide.

Jour 4 : le message LinkedIn. Il fait le lien et laisse une trace visible. C'est souvent lui qui déclenche la réponse chez les profils qui ne décrochent jamais.

Terrain : pour les prospects locaux, rien ne remplace la visite. À Poitiers, passer physiquement dans une entreprise transforme un contact froid en conversation. Le taux de rendez-vous n'a rien à voir.

Le CRM n'est pas une option

C'est la leçon la plus dure. Sans CRM à jour, une prospection s'effondre en deux semaines : on oublie qui relancer, on rappelle deux fois la même personne, on perd les informations données au premier appel. Odoo m'a permis de reprendre le contrôle : je vois immédiatement qui contacter, quand, et avec quel argument. Cinq minutes de saisie après chaque appel valent une heure de recherche plus tard.

Où j'utilise l'IA — et où je ne l'utilise pas

L'IA me sert à préparer : synthèse de l'entreprise, actualités récentes, angles d'accroche possibles, reformulation d'un email trop long. Elle me fait gagner dix à quinze minutes par prospect sérieux.

En revanche, je n'envoie jamais un message généré tel quel. Un email trop lisse se repère immédiatement et détruit la crédibilité. Et le contact humain — l'appel, le rendez-vous, l'écoute des objections — reste à 100 % humain. C'est précisément là que se joue la vente.

Les trois erreurs que j'ai faites

Trop parler au premier appel au lieu de poser des questions. Relancer sans nouvel élément à apporter. Et viser trop large : une liste de 30 prospects bien qualifiés produit plus de rendez-vous que 200 contacts pris au hasard.

La prospection multicanale n'est pas une accumulation de canaux, c'est une séquence cohérente au service d'un seul objectif : décrocher la conversation.

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